Oméga 3.6.9

Si les protéines végétales et animales sont analogues, les substances qui les accompagnent sont loin de l’être.

Pour faire simple, les protéines de produits carnés sont souvent associées à de plus ou moins grandes quantités de matières grasses pas toujours bénéfiques pour l’organisme, puisque la viande peut contenir 20 fois plus d’omégas 6 que d’omégas 3.

Pour les poissons « gras » des mers froides, c’est différent puisqu’ils contiennent 7 fois plus d’omégas 3 que d’omégas 6, à condition qu’ils soient sauvages et pas congelés depuis plus de 6 mois.

La consommation préconisée est de 5 à 10 fois plus d’omégas 6 que d’omégas 3.

Pour pouvoir m’alimenter sainement et de manière végétale j’ai voulu m’enrichir d’un maximum de connaissances sans trop entrer dans des détails… 

Il s’agit d’un résumé de mes recherches sur différents sites et livres, mais si vous voulez approfondir vos connaissances, il existe un bon nombre d’ouvrages.

 

Tout d’abord pour y voir plus clair, je me suis permis de diviser les acides gras en trois groupes à ma façon, 1. À éviter, 2. À consommer avec modération, 3. Les indispensables à équilibrer.

 

1. Les acides gras saturés et trans que l’on trouve dans les produits laitiers et animaux ainsi que dans l’huile de palme et de coco.

Autant dire qu’ils sont à consommer occasionnellement, car ce sont eux qui provoquent les maladies cardiovasculaires.

 

2. Les acides gras mono-insaturés (AGM) que l’on trouve dans l’huile d’olive, de colza, d’arachide, de tournesol et dans l’avocat.

C’est dans ce chapitre que l’on trouve les omégas 9.

Ils protègent notre organisme dans le cadre d’une alimentation bien équilibrée.

 

3. Les acides gras polyinsaturés (AGP) que l’on trouve principalement dans les huiles végétales de première pression à froid, sont les plus intéressants parce qu’ils nous fournissent des acides gras indispensables au bon fonctionnement de notre organisme.

C’est dans ce chapitre que l’on trouve les omégas 3 et 6.

 

 

 

Principales sources d’oméga 3 riche en Acide Alpha-Linolénique (ALA) : L’huile de périlla, de lin, de rose musquée du Chili, de cameline, de chanvre, de noix, de pépin de cassis, de colza, de germe de blé et aussi dans le pourpier et tous les légumes verts.

Principales sources d’oméga 6 riche en Acide Linoléique (AL) : L’huile d’onagre, de pépin de raisin, de tournesol, de chanvre, de noix, de maïs, de germe de blé, de soja, de coton, de pépin de cassis, de rose musquée du Chili, de bourrache, d’arachide, de colza, de lin, d’olive.

L’acide ALA (ω3) grâce à ces enzymes va être transformé en acide eicosapentaénoique (EPA) lui-même précurseur de l’acide docosahexaenoique (DHA).

Ce qui nous arrange bien, car les sources d’EPA et DHA sont plus difficiles à trouver dans une alimentation végétalienne.

Il faut savoir que la conversion des ALA en EPA et DHA serait très faible aux dires de plusieurs études, malgré tout il existe un moyen de se complémenter avec des microalgues sous forme de gélule ou d’huile pour assaisonnement:

L’Odontella Aurita ou la Schyzochitrium sp par exemple.

(Marque "Testa"  Vegan)

L’acide AL (ω6) sous l’action d’enzymes est transformé en Acide Gamma-Linolénique (GLA) lui-même précurseur d’acide Dihomo-Gamma-Linolénique (DGLA), un constituant très important pour l’organisme.

Ce qu’il faut retenir c’est que le corps humain fonctionne mieux lorsque les taux d’oméga 3 et 6 sont équilibrés plus vous consommez d’oméga 6, plus vos besoins en oméga 3 seront importants.

 

L’agence nationale de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a publié une étude complète sur le sujet. (1)

 

Pour avoir plus d’infos sur les huiles et omégas 3.6.9 je vous recommande deux petits livres très simples et efficaces « Les huiles alimentaires » et « Les oméga 3.6.9 » de Jean-Marie Delacroix - éditions Médicis